Le comédien déboule depuis la salle dans un tonitruant: « Stop, je change tout ! « Obéissant, le régisseur referme le rideau devant notre hurluberlu, qui semble s’interroger sur le sens finalement de tout cela.


(...) Mis en scène avec un succulent décalage par Jacques Viala, le comédien déballe son exposé tout en distribuant nonchalamment des tomates au public. Le voilà qui sort tout un arsenal de marteaux, prêt à démolir le théâtre pour laisser la place à un parking dans un acte de «déconstructivisme post-moderne », pique à peine voilée aux pouvoirs publics.


Qu’il nous fasse une déclaration d’amour, nous parle d’ellipse, convoque la Muette de Portici ou incarne un instituteur tortionnaire, Eric De Staercke le fait avec un humour d’une densité phénoménale, avec l’air de ne pas y toucher mais en nous faisant mourir de rire, comme lorsqu’il interprète un acteur, larron crucifié qui a mal serré son pagne. Autres fous rires quand il nous sort quelques statistiques édifiantes pour aborder le cocu, passage obligé du vaudeville.

Poétique sans mélancolie, introspectif mais jamais narcissique, Coco Parachute se regarde comme on plane, en apesanteur, de plaisir. _ Le Soir

 


Distribution

De et avec Eric De Staercke
Mise en scène Jacques Viala
Musique Serge Bodart
Lumière Luc Jouniaux

Photos